CANADA

09/09/2015 18:29 par renaud

     laugh          Un voisin compatissant vint me tirer de ce mauvais pas, du à mon ignorance des rigueurs de l'hiver(qui ne faisait que commencer), en effet, la solidarité entre automobilistes n'est pas un vain mot.

Dûment équipé de pneus à neige et à crampons (à cette époque, les crampons étaient encore autorisés dans la province de Québec), je pus reprendre la route, après m'être muni d'une pelle à neige, d'un sac de sel, ce qui s'avéra parfois très utile pour franchir les "bancs de neige (congères en patois Québécois).    devil

CANADA

09/09/2015 16:19 par renaud

    frown       La Ford Anglia menaçant de m'abandonner à tout moment, je me décidai à acheter une Ford Cortina (j'avais quitté la France avec un peu d'argent dans mes poches) toute neuve, rouge, mais j'oubliai le pricipal: la faire équiper de pneus à neige.   sad

CANADA

08/09/2015 15:00 par renaud

      indecision       Je me liai d'amitié avec un Italien, Domenico****, qui vendait de l'assurance-vie; je n'avais pas la moindre de quoi il s'agissait, mais, puisqu'il y avait un peu d'argent à gagner dans cette activité, tout en continuant à apprendre l'Anglais, j'acceptai d'aller rencontrer son patron, Bruce***, à la Prudentielle d'Angleterre, un Juif imposant, c'est ainsi que je fis mes débuts de vendeur: j'était prêt à vendre n'importe quoi dans ce pays à la production pléthorique.

Le principe de l'assurance-vie est simple: le vendeur persuade son prospect (client potentiel) qu'il peut mourir à tout moment, ensuite, il fait tous se efforts pour le maintenir en vie afin qu'il règle ses primes, mensuelles ou annuelles.     cheeky

CANADA

08/09/2015 11:29 par renaud

  frown      Dans la classe d'Anglais, au Cofi, il était interdit de parler Français: c'était l'immersion totale; chaque mot Français prononcé coûtait 25 cents. Parfois, par inadvertance, je me ruinais, mais je n'étais pas le seul.

A la gare routière de Longueuil, les gens attendaient sagement en ligne l'arrivée de leur autobus: personne ne cherchait à passer devant les autres, sauf...alors qu'il y avait pléthore d'autobus pour nous conduire au Cofi, pour monter dans ces derniers, c'était une cohue indescriptible, bien qu'il y eut amplement de véhicules pour transporter tout le monde. ( A cette époque, la station Longueuil était le terminus du métro).    angry

CANADA

07/09/2015 16:10 par renaud

   wink         Les cours d'Anglais étaient dispensés de 15 heures à 22 heures, ce qui me laissait largement le temps de chercher du travail, car j'avais bien l'intention, sinon de faire fortune, de vivre largement dans ce pays, riche de promesses.

D'une jeune secrétaire du Cofi, j'achetai une voiture, qui se révéla une vraie poubelle: une Ford Anglia, qu'importe, elle me transportait, mais l'hiver, qui se manifesta rapidement, me montra toutes ses lacunes (chauffage inexistant, tenue de route dangereuse).

En effet, ce que je n'avais pas prévu, était la rigueur de l'hiver, la neige, le froid, tous évènements inconnus du Français que j'étais: je ne tardais pas à en faire les frais.     frown

EPERDU

07/09/2015 13:59 par renaud

      broken heart     Au cours de la calamiteuse émission télévisée (dont je vais travestir-si je peux m'exprimer ainsi-le nom ainsi que celui des protagonistes) les 11 coups de minuit, jencul mochmec, le présentateur, éperdu d'amours insolites, embrasse, ce jour, les candidats, qui ne se rebiffent pas: apprécieraient-ils ces démonstrations intimes?    heart

CANADA

07/09/2015 10:20 par renaud

       indecision        Le service où il fallait s'inscrire était situé à Atwater (dernière station de métro dans l'ouest de Montréal), la personne en charge se nommait "Aïda Corbo" (celà ne s'invente pas) ; il est inutile de dire que j'assiégeai cette personne car la liste d'attente était interminable.

Au dessus d'elle, il y avait un certain monsieur Manuel (je n'ai jamais connu son nom) mais j'usai de toute "sa" patience pour arriver à mes fins: je fus enfin admis au COFI, prèt à apprendre l'Anglais.     enlightened

FIN DE SEMAINE

05/09/2015 18:14 par renaud

           cool          Je souhaite une bonne

                         fin de semaine

                   (en Français "ouikennede")

                  à tous mes amis blogueurs

                        et Internautes            cheeky

CANADA

05/09/2015 10:31 par renaud

     surprise           A Montréal, il n'est pas difficile de se loger; c'est ainsi que je trouvai un demi-sous sol meublé dans le nord de la ville, un quartier nommé Ahuntsic, proche du métro. Il était peuplé de multiples nationalités, il y avait toutes sortes de magasins ethniques, ainsi qu'un centre d'achats (grande surface), un Woolco où l'on vendait de tout, et diverses pâtisseries, de quoi satisfaire le gourmand que je suis.

Seul inconvénient à ce paradis: l'on n'y parlait que l'Anglais, langue qui m'était complètement étrangère, si je peux m'exprimer ainsi. Par chance, je rencontrai une Française qui m'indiqua que, au COFI de Laprairie (banlieue de Montréal) l'on donnait gratuitement des cours d'Anglais, c'était même rétribué!          blush

(N.D.A.: la politique du Canada en matière d'immigration a complètement changé, l'on n'y accepte plus n'importe qui voulant chercher fortune. Les COFI (centres d'orientation et de formation des immigrants) n'existent plus, l'on n'accepte des immigrants que selon des quotas bien définis, dans la mesure où l'on a besoin de leur main d'oeuvre.)

CANADA

04/09/2015 08:37 par renaud

  wink         Un peu de géographie: le CANADA est composé de 10 provinces et de 3 territoires; les Québécois tentent par tous les moyens de faire croire que leur province est un pays, et que l'on y parle le Français (leur Français peut-être); beaucoup de gogos tombent dans le panneau, et se rendent au Québec (pas au Canada) pour rencontrer leurs "cousins", et y travailler éventuellement.

Ces cousins qui détestent, qui haïssent les "Français de France", ces Français qui parlent "en termes", qui, pour se faire bien voir, sacrent en veux-tu en voilà, ne comprennent pas les diverses expressions utilisées par les indigènes.   indecision