BIENVENUE
05/11/2015 14:33 par renaud
Losque l'on les rencontre pour le première fois, on trouve leur accent amusant: un mélange de vieux Français, de termes inusités et d'Anglais de mauvais aloi, sans compter des mots et des expressions qui n'appartiennent qu'à eux (qui voudrait de ce charabia?).
En vérité, ce sont eux qui méprisent notre façon de parler (l'on par le "termes"), lorsque l'on a terminé de comprendre tant bien que mal cette bouillie verbale, il faut se garder de l'imiter, un Français qui essaye de parler "Québécois" a l'air de vômir, se rend ridicule, ou bien de se moquer des indigènes (qui ne sont pas tous civilisés, loin de là).
BONNE FIN DE SEMAINE
31/10/2015 14:52 par renaud
Je souhaite une bonne
fin de semaine
à tous mes amis blogueurs
et Internautes ![]()
BIENVENUE
31/10/2015 14:49 par renaud
Je me dois d'expliquer pourquoi nous fûmes si mal reçus par les "mon oncle" et les "ma tante" de Saint Ephrem de Beauce; contrairement à ce qu'il se passe en France, l'on n'entre pas au Canada comme dans un moulin: il faut accomplir moultes démarches pour être accepté, ensuite, cela va tout seul...enfin presque. (a suivre).
CANADA
29/10/2015 15:39 par renaud
Le père de Pauline était natif de Saint Ephrem de Beauce, elle tint à me montrer cet endroit, sauvage et éloigné; Stéphane ne fut pas du voyage, sa grand mère le garda.
Il fallut aller saluer des "mon oncle" et des "ma tante" (même si ce n'est pas le cas, l'usage veut que l'on nomme ainsi la parenté); la dite parenté détestait le Français que je suis - même sans me connaître- un a priori sans doute, nous n'eûmes même pas droit à un verre d'eau, tout juste une chaise droite, parce que l'on ne pouvait faire autrement. ![]()
CANADA (culinaire)
28/10/2015 14:05 par renaud
Le rêve de Pauline était de manger "un petit pot de bébé", je ne sais pas pourquoi elle ne l'avait jamais fait; aussitôt dit, aussitôt fait: elle put contenter cette fantaisie.
Un autre délice est le gâteau aux fruits: imaginons une sorte de parallélépipède, très dense, très pesant, sucré à l'envi, et qu'il vaut mieux éviter de laisser tomber sur son pied sous peine de grave blessure, Pauline raffolait de cette abomination. ![]()
CHAMP DE BATAILLE
26/10/2015 16:00 par renaud
Lorsque les soeurs (incluant Pauline) se disputaient, il était plus prudent de s'éclipser: elles se disaient des méchancetés inimaginables et les fiancés, les petits amis, se retiraient loin des arguments de cette cohorte en folie. ![]()
DIMANCHE
25/10/2015 09:27 par renaud
Je souhaite un bon Dimanche
à tous mes amis blogueurs
et Internautes ![]()
CANADA
24/10/2015 11:09 par renaud
Un Dimanche, j'emmenai ma petite famille profiter d'une cabane à sucre; il s'agit là d'une spécialité de la province de Québec: l'on extrait, au début du printemps, la sève de l'érable, que l'on fait réduire pour obtenir le délicieux sirop.
Comme il reste de la neige dans les sous-bois, de temps en temps, l'habitant y jette un grand seau d'eau d'érable, et les enfants, friands de ce liquide sucré, se précipitent et s'en régalent; mais il est plus que prudent de se munir de serviettes jetables car ils en reviennent tout poisseux. ![]()
CANADA
23/10/2015 15:03 par renaud
Bien que je m'efforce d'être un père exemplaire, j'avais du mal à partager une place qui, auparavant m'était exclusivement dévolue; et puis je n'étais pas spécialement passionné par le cacapipipopot.
Mais Stéphane était assez calme, à l'exception des premières nuits lors desquelles il fallait en prendre soin, ce que sa mère faisait avec un soin jaloux, je n'ai pas souvenance qu'il ait posé des problèmes particuliers.
Plus tard, il aimait jouer tout seul, il avait une passion immodérée pour le bricolage: dès qu'un outil quelconque lui tombait sous la main, il vissait, dévissait (notamment les pieds de la table de la cuisine); plus tard, il fit une collection impressionnante de "stroumph", qu'il laissait traîner un peu partout, car, comme la plupart des enfants, ranger ses jouets était une corvée qu'il détestait. ![]()
CANADA
22/10/2015 15:20 par renaud
Stéphane, après être entré sans encombre dans la vie (c'était le plus beau des petis poupons, évidemment), grandissait, il jouait avec ses cousines, à des jeux peu violents; souvent, lorsqu'il rencontrait des garnements qui l'assaillaient, il était battu et courait se réfugier dans les jupes de sa mère, en larmes.
Lassé de cette injustice, je lui déclarai un jour "je vais t'apprendre à te battre, mais seulement pour te défendre".
Je lui montrai quelques mauvais coups à assénér à un adversaire potentiel, s'en rendre maître: dépasser son but c'est le manquer, il mit mes conseils à éxécution au pus grand dam des mères de familles et des mégères du quartier. ![]()
